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Bilolo Kongo monte au créneau : “La douane doit s’occuper des armes, pas interdire les sex-toys”

Le houngan Bilolo Kongo dénonce la décision de l’Administration générale des Douanes (AGD) d’interdire l’importation des jouets sexuels (« sex toys ») en Haïti Dans une déclaration publiée sur sa page officielle, le prêtre vodou a vivement critiqué une mesure qu’il juge « injustifiée, illogique et déconnectée des véritables priorités nationales ». Selon lui, la…

Bilolo Kongo monte au créneau : “La douane doit s’occuper des armes, pas interdire les sex-toys”

Le houngan Bilolo Kongo dénonce la décision de l’Administration générale des Douanes (AGD) d’interdire l’importation des jouets sexuels (« sex toys ») en Haïti

Dans une déclaration publiée sur sa page officielle, le prêtre vodou a vivement critiqué une mesure qu’il juge « injustifiée, illogique et déconnectée des véritables priorités nationales ».

Selon lui, la douane ferait mieux de concentrer ses efforts sur les dossiers urgents que sont la lutte contre la contrebande, la régulation des taxes et surtout le contrôle du trafic d’armes qui alimente la violence à travers le pays. « La douane doit s’occuper des armes, pas des objets intimes. C’est de la méchanceté pure », si l’on croit le houngan.

« Les importateurs de sex-toys cherchent simplement à vivre dans ce pays », a déclaré Bilolo Kongo, fustigeant une institution qu’il accuse de détourner son attention des vrais problèmes.

Le houngan est allé plus loin en appelant les autorités à donner suite au dossier de l’importation d’armes impliquant, selon lui, des secteurs influents du pays, notamment des membres de l’oligarchie économique. Pour lui, cette sélectivité dans l’application de la loi montre à quel point l’administration publique fonctionne à deux vitesses : « Quand il s’agit des puissants, on ferme les yeux. Mais pour les petites affaires du peuple, on sort les règlements ».

La sortie du houngan a immédiatement suscité de nombreuses réactions. Pour certains internautes, ses propos mettent en évidence un malaise profond dans la société haïtienne : le rapport ambigu entre liberté individuelle, morale publique et respect des lois.

« Il faut apprendre à respecter la loi. On ne peut pas bâtir un pays sans discipline ni cadre moral », ont rappelé plusieurs concitoyens, estimant que le débat autour des sex-toys ne doit pas occulter la question du respect des bonnes mœurs et des valeurs traditionnelles.


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