L’économiste Etzer Emile affirme que la communauté internationale était consciente, dès le départ, que le Conseil présidentiel de transition (CPT) en Haïti ne réussirait pas, mais qu’elle poursuivait un autre objectif stratégique : limiter les manifestations politiques dans les rues.
Invité à une émission animée par Guy Webern Guerrier, alias Guy Wewe, Etzer Emile a raconté avoir échangé avec un diplomate qui lui aurait confié que l’échec du CPT était prévisible. « Si on choisit un [président], les autres secteurs seraient dans les rues à fouler le macadam contre l’autre. Pour empêcher ceci, il fallait les mettre ensemble dans une structure », a déclaré le diplomate, que l’économiste n’a pas souhaité nommer.

Le CPT, qui a rassemblé neuf présidents simultanément, constitue une première dans l’histoire politique d’Haïti. Malgré cette expérimentation inédite, le Conseil n’a pas réussi à rétablir la sécurité ni à organiser les élections. Selon Etzer Emile, cette situation reflète les limites de l’intervention internationale et la complexité de la crise haïtienne.
Face à cet échec, la question reste entière : quelle est la solution pour Haïti ? Faut-il envisager des soulèvements populaires, une nouvelle intervention internationale, ou même une révolution ? Les débats sur l’avenir politique du pays restent ouverts et suscitent inquiétude et réflexion au sein de la société haïtienne.






















