Si, après chaque attaque, les forces de l’ordre laissent les bandits respirer, ce sont les citoyens paisibles qui trépasseront.
Dans plusieurs quartiers contrôlés par des groupes armés, la liberté de communiquer est désormais sévèrement restreinte. Après avoir subi d’importants revers face aux forces de l’ordre, les gangs qui ont survécu imposent de nouvelles règles, transformant la vie quotidienne des habitants en un climat de peur et de surveillance permanente.
Selon les témoignages recueillis, les familles et les citoyens vivant dans ces zones ne peuvent plus parler librement, ni commenter la situation sécuritaire, ni même écouter l’émission de leur choix à la radio. Les bandits ont établi des directives strictes sur les conversations autorisées et sur les programmes diffusés dans les foyers. Toute information considérée comme hostile ou susceptible d’aider les autorités est immédiatement sanctionnée.

Une violation de ces règles peut coûter la vie. Plusieurs habitants rapportent que les gangs n’hésitent pas à exécuter ou brutaliser ceux qui sont surpris en train d’écouter certaines stations, d’utiliser des applications de communication ou de partager des informations jugées sensibles.
Ce n’est pas la première fois que ces groupes instaurent un contrôle total : ils avaient déjà interdit tout contact avec des policiers, des journalistes ou toute personne perçue comme proche des forces de sécurité. Aujourd’hui, leur mainmise sur la communication renforce encore davantage l’étouffement des libertés fondamentales dans les zones sous leur emprise.






















