Le défenseur des droits humains Pierre Espérance fait l’objet d’une plainte pour diffamation déposée par le journaliste Esaü César.
Ce dernier accuse Espérance d’avoir publiquement déclaré qu’il serait un allié de groupes armés, une affirmation qu’il qualifie de mensongère, dangereuse et attentatoire à son intégrité professionnelle et personnelle.

Selon Esaü César, ces propos auraient été tenus dans le cadre des critiques répétées de Pierre Espérance contre le commissaire de Miragoâne, Jean Ernest Muscadin. Le journaliste estime avoir été injustement entraîné dans ce conflit, sans fondement ni preuve. « Il n’est pas permis de dire n’importe quoi sur une personne », déclare-t-il, soulignant que, selon lui, Espérance a déjà tenté de salir la réputation d’autres citoyens. Il demande donc que le défenseur des droits humains soit appelé à répondre de ses propos devant la justice.
L’avocat du plaignant, Caleb Jean Baptiste — connu notamment pour ses actions judiciaires contre la Unibank — affirme que Pierre Espérance ne peut utiliser sa position ou sa visibilité pour « détruire les citoyens » ou faire de la politique sous couvert de défense des droits humains. Il estime que la plainte vise à rappeler les limites légales du discours public, même pour les figures les plus influentes de la société civile.
Cette affaire ouvre un nouveau débat sur la responsabilité des acteurs engagés dans la défense des droits humains et la frontière entre dénonciation légitime et diffamation. Elle pourrait également raviver les tensions déjà vives autour des enjeux de sécurité et de gouvernance en Haïti.





















