Jean Kenel Regnard, connu sous le nom d’Emmanuel ou Nenel, a été abattu à bout portant par des policiers et un membre du CASEC à Léogâne. Fuyant l’insécurité à Port-au-Prince avec sa famille, il avait refusé de vivre dans un camp de fortune et avait choisi de retourner dans sa commune natale. Ce choix lui a coûté la vie : il a reçu trois balles.
Selon son épouse, Mireille Augustin, les policiers accompagnés du membre du CASEC lui ont reproché d’avoir quitté l’insécurité pour revenir dans sa localité d’origine. Après l’exécution d’Emmanuel, ils ont également tenté de tuer sa femme, qui était accompagnée d’un bébé de cinq ans et d’une fillette. Ils leur ont ordonné de quitter immédiatement les lieux.
Expliquant les choses sur Tripotay Lakay, la fillette affirme que ces individus portant des uniformes de police leur ont interdit de pleurer, une scène profondément traumatisante pour un enfant.
Les droits fondamentaux des Haïtiens, notamment le droit à la vie, à la sécurité et à la libre circulation, sont constamment bafoués. Plusieurs internautes estiment que les autorités, même illégales, ont le devoir d’agir, et appellent les organisations de défense des droits humains à se saisir de ce dossier.
Le programme des droits économiques et sociaux de Prodige Association déplore cet acte odieux. « C’est l’impunité et la mauvaise gouvernance qui ont plongé le pays dans ce chaos. La justice doit agir pour mettre fin à la persécution des citoyens paisibles », déclare un responsable.
« Des situations comme celle-ci confirment l’image désastreuse que certains dirigeants étrangers se font d’Haïti, un pays où la barbarie atteint un niveau alarmant, Haïtiens contre Haïtiens », ajoute-t-il.






















