La situation foncière devient de plus en plus préoccupante dans la commune de Delmas. Les conflits liés aux terrains se multiplient, et le maire de la commune, Wilson Jeudi, pointe du doigt l’implication de policiers ainsi que de « bandits à cravate » dans ces pratiques illégales.
Le maire de Delmas dénonce ouvertement l’existence de réseaux de spoliation foncière opérant dans la commune. Il confirme que l’accaparement illégal de terrains est une réalité persistante à Delmas et souligne l’existence d’une permanence mise en place au parquet de Port-au-Prince pour traiter ce type de dossiers, une initiative qu’il dit saluer.

Selon Wilson Jeudi, parmi les spoliateurs figureraient des juges, des avocats et d’autres professionnels du droit, qui se seraient organisés en un véritable réseau afin de s’approprier les biens fonciers des citoyens. Il appelle les autorités judiciaires et policières à s’attaquer non seulement aux bandits armés qui sévissent dans les rues, mais aussi à ces « bandits silencieux », en col blanc, qu’il juge tout aussi dangereux.
Le maire a également révélé que certains employés de la mairie seraient impliqués dans des complots de spoliation de terrains. « C’est à la justice de faire régner l’ordre dans le pays », a-t-il martelé.
Wilson Jeudi a fait ces déclarations à sa sortie du parquet de Port-au-Prince. Accusé par des membres de l’Église méthodiste de vouloir s’approprier un terrain appartenant à la mission, il affirme avoir convoqué les responsables de ladite Église afin de faire la lumière sur le dossier. Le maire reconnaît que des individus cherchent effectivement à s’accaparer de ce terrain, tout en précisant que c’est lui qui s’y est opposé.





















