À quelques jours de l’échéance du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), la crise institutionnelle s’aggrave et prend une tournure inédite. Alors qu’une majorité de conseillers réclame le départ du Premier ministre, le président du Conseil manifeste son désaccord, tandis que le gouvernement américain exprime une opposition catégorique.
La majorité des membres du CPT a signé une résolution visant à mettre fin aux fonctions du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, désignant Alfred Fils Métellus pour assurer l’intérim à la tête du gouvernement. Toutefois, cette décision se heurte à un obstacle de taille : le président du Conseil, Laurent Saint-Cyr, refuserait de transmettre le document au journal officiel Le Moniteur pour publication.
De son côté, le Département d’État américain perçoit cette manœuvre du CPT comme une tentative de déstabilisation de la lutte contre l’insécurité. Pour Washington, le maintien d’Alix Didier Fils-Aimé est jugé essentiel à la poursuite des opérations contre les gangs armés et au rétablissement de l’ordre public.
Le gouvernement américain va plus loin en suggérant que cette résolution témoignerait d’une forme de connivence entre certains membres du Conseil et les groupes armés, visant délibérément à saboter les efforts de pacification du pays.






















