Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a encore échoué, cette fois-ci, dans la tentative visant à écarter le président dudit conseil, Laurent Saint-Cyr, faute de majorité qualifiés.
Cette situation maintient de facto en poste à la fois le Premier ministre et son principal soutien au sein du Conseil, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions.

Selon des sources proches du CPT, quatre conseillers (Louis Gérald Gilles, Lesly Voltaire, Edgard Leblanc Fils et Fritz Alphonse Jean) ont voté en faveur d’une résolution visant la destitution de Laurent Saint-Cyr. Ce dernier est accusé d’avoir soutenu le chef du gouvernement après que celui-ci a bloqué la publication, au journal officiel Le Moniteur, d’une précédente résolution cherchant à destituer le Premier ministre. Or, cette publication constitue une étape indispensable pour conférer une valeur légale à toute décision.
Toutefois, la procédure exigeait l’appui d’au moins cinq conseillers. Le refus du conseiller Smith Augustin de soutenir la démarche a empêché l’atteinte du quorum requis, malgré des pressions qui auraient été exercées pour obtenir sa signature.
Cette seconde résolution avortée, après une première tentative ciblant directement le Premier ministre, confirme le maintien des deux responsables à leurs fonctions. Elle met également en lumière les profondes divisions internes qui fragilisent davantage le fonctionnement de l’organe de transition





















