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Procès Jovenel Moïse : Le complot mis à nu

Les derniers aveux dans le cadre du procès de Jovenel Moïse aux États-Unis démontrent que le complot contre le président Jovenel Moïse était multidimensionnel. Il impliquait plusieurs secteurs : certains luttaient simplement pour le pouvoir, d’autres cherchaient à continuer à piller l’État.

L’ancien sénateur, sous la bannière de Fanmi Lavalas, John Joël Joseph, haïtiano-américain, condamné à la prison à vie en raison de son implication dans l’assassinat du président Jovenel Moïse, a décidé de « dire toute la vérité » sur cette affaire. Il a déclaré haut et fort que c’est l’Haïtiano-Américain James Solage qui avait ordonné l’assassinat, contrairement au plan initial. Cependant, quatre ans plus tôt, James Solage se faisait passer pour un simple traducteur pour un groupe de Colombiens qui auraient eu pour mission d’arrêter le président.

Selon l’ancien sénateur, Badio Joseph avait proposé de découper le corps du président afin de ne laisser aucune trace. Il serait également le commanditaire des véhicules portant des écussons de la DEA, avec le soutien de certains journalistes et l’utilisation de plaques diplomatiques pour faire croire à une opération officielle américaine. Cependant, entre les mains de la justice haïtienne, Badio Joseph se présente comme un innocent.

John Joël Joseph a confirmé que Christian Emmanuel Sanon, connu comme un pasteur haïtiano-américain de 65 ans, avait l’intention de prendre le pouvoir à la suite de l’assassinat. Selon certains, l’ancien sénateur Joseph Lambert aurait éprouvé le même désir. Il se serait même rendu au Palais national pour se présenter comme le président de la République.

Christian Emmanuel Sanon souhaitait remplacer le président Jovenel Moïse. Il avait utilisé le nom de Dieu pour tenter de mobiliser le secteur protestant contre le pouvoir. Selon des chrétiens réunis à Prodige Association, il s’agit de la partie la plus honteuse de cette affaire : un pasteur impliqué dans un meurtre aussi odieux, uniquement par avidité de pouvoir.

De son côté, Rudolph Jaar, haïtiano-chilien, membre de l’élite économique du pays, a fourni de l’argent et des armes pour assassiner le président. Au tribunal, il a avoué avoir dépensé plus de 150 000 dollars. Des policiers de l’USGPN et de la CAT Team auraient été soudoyés. Badio Joseph aurait reçu 10 000 dollars.

Pour ne pas se faire prendre, ils ont essayé de brouiller les pistes en accusant la veuve du président, Martine Moise, le Premier ministre d’alors Claude Joseph.


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